Paul Dini

Paul DiniPaul Dini est né à Saint-Etienne, de parents enseignants.
Après des études à H.E.C. et quelques années en entreprise, il fonde COMAREG à Grenoble en 1968 (société devenue depuis le 1er groupe de presse gratuite). Il cède son groupe à Havas et au marché boursier de 1988 à 1993. Entre-temps, il a dirigé le groupe Dauphiné Libéré de 1981 à 1983.
Dans la vie associative, Paul Dini a été Président de la Jeune Chambre Economique de Grenoble, puis Président National des Jeunes Chambres Economiques Françaises. Il a présidé l'association des Anciens H.E.C. puis la Fondation H.E.C.
Sa formation familiale et universitaire, sa proximité avec le monde du civisme et de l'esprit d'entreprise, les occasions de rencontres avec les milieux artistiques des régions l'ont amené à s'intéresser à la peinture, entendue comme activité de création et de partage avec autrui.
C'est dans ce contexte que Paul Dini a réuni des œuvres, en liaison avec les artistes, les galeries, les critiques d'art. Il est d'ailleurs convaincu que cette chaîne humaine de l'art précède l'enrichissement des institutions et musées.
Paul Dini se veut exclusivement amateur et cherche à se faire plaisir et à faire plaisir en particulier aux artistes dont l'assise dans la société n'est pas simple.
La collection est donc marquée par les goûts variés du collectionneur qui la considère comme l'image de la vie.

- De 1999 à 2004, dons d'œuvres de Agutte, Allemand, André, Appian, Arial, Artias, Ascain, Aubanel, Avril, Aynard, Bas, Batail, Baudin, Beauverie, Beguet, Benzaken, Bertholle, Besset, Besson, Beysson, Boix-Vives, Bouche, Bouquet, Bourrat, Braconnier, Brouillard, Burlet, Calès, Carlotti, Carrand, Castella, Cavaroc, Céria, Cérino, Chancrin, Chapuy, Charbonnier, Charmy, Charreton, Chartres, Chevalier, Chevrette, Colin, Combet-Descombes, Communal, Cottavoz, Couty, Curnier, Dalbanne, Degottex, Dekerle, Demond, Dereux, Desgrandchamps, Diart, Didier, Dorias, Drevet, Durier, Dymond, Evaristo, Favier, Féguide, Fély-Mouttet, Férreol, Flacher, Flandrin, Fusaro, Gaillard, Giard, Giorda, Girin, Gleizes, Gloria, Gouttard, Grandjean, Grata, Grossi, Guiguet, Gurrieri, Hamiot, Hart, Hornung, Idoux, Jacquemon, Jourdan, Kapatz, Kayser, Lachièze-Rey, Laget, Lamberton, Laplace, Laroche, Lecoffre, Le Coultre, Le Moal, Lescoulié, Lhopital, Lugon, Maly, Martin, Marval, Moncorgé, Montheillet, Morel, Morillon, Morisot, Mortier, Moskovtchenko, Munier, Niogret, Noirot, Noua, Numa-Droz, Peizerat, Pelloux, Pernin, Petri, Philibert-Charrin, Pinoncelli, Poncet, Poncet-Duquaire, Ponchon, Pourchet, Puvis de Chavannes, Puy, Raguénes, Raine, Ravier, Régny, Revol, Rodet, Roux-Fontaine, Saint-Cyr Girier, Saint-Jean, Schmid, Schoendorff, Seignemartin, Seignobos, Sénard, Seror, Serre, Tatah, Tavares, Tête, Thé, Tillier, Tresch, Truphémus, Valadon, Veimberg, Vernay, Vieilly, Vollon.


Josselyne Naef

Josselyne Naef, Copyright Jacqueline Salmon" Lorsque j’ai rencontré celui qui devint mon mari, Jacob Naef, il possédait déjà une impressionnante collection de sculptures anciennes, principalement de l’Inde et du Cambodge. Quant à moi, mes revenus de chercheur en psycholinguistique à l’Université de Genève ne me permettaient pas d’entreprendre une telle démarche. Mais la créativité artistique m’a toujours intéressée par ce qu’elle a en commun avec la recherche scientifique.
Dès nos premiers achats de sculptures et de peintures d’artistes contemporains, nous savions, mon mari et moi, que les oeuvres d’art ne sont généralement pas destinées à demeurer des ensembles constituées. Elles ont leur vie propre, passent de main en main, parfois disparaissent pour réapparaître des années plus tard, on les croyait de tel peintre et voilà qu’un expert, un jour, en change l’attribution. Elles connaissent aussi les avatars du temps, en bref, elles vivent.
De plus, cet ensemble d’œuvres d’art avait du sens tant que mon mari était vivant car il reflétait ce que nos goûts avaient en commun. Lui décédé, l’ensemble perdait de sa cohérence. J’ai donc décidé de donner une nouvelle vie à ces œuvres, quitte à les séparer. Les peintures d’artistes rhône-alpins ont été offertes au Musée Paul Dini, les œuvres sur papier au Musée de Valence, et un certain nombre d’œuvres sont en dépôt au Musée d’art moderne de Genève.
Je vis toujours entourée d’œuvres d’art, et l’art me procure toujours plaisir, chaleur, satisfaction et bonheur. "

- Don en 1999 d'œuvres de Beer, Blanchet, Braconnier, Brecq, Corbin, Cordier, Delieutraz, Garcier, Geormillet, Grenon, Henri, Khuness, Laurer, Lecoffre, Le Floc'h, Lhopital, Manai, Namias, N'Guyen, Noua, Philippot-Mathieu, Pouillet, Raclé, Sancho, Saperé, Sastre, Schoendorff, Soshana, Stehli, Supensky, Tillier, Trifu, Ventrone, Zweidler.


Régis Neyret

Régis NeyretDès les années 1950, Régis Neyret est impliqué dans la presse culturelle lyonnaise en tant que cofondateur de la revue Résonances. Il côtoie alors les critiques, "parmi eux, Marius Mermillon, « l'ancêtre », porteur de la mémoire picturale lyonnaise ; Pierre Combet-Descombes, l'artiste qui nous donnait chaque mois un « à-propos » illustré ; Jean-Jacques Lerrant, jeune critique du Progrès ou Marcel Michaud, découvreur d'avant-garde de la galerie Folklore." Parallèlement, il crée et dirige plusieurs périodiques régionaux, comme Bref Rhône-Alpes et Entreprises Rhône-Alpes.
Président d'honneur fondateur du Patrimoine Rhônalpin, ancien président de le Renaissance du Vieux Lyon, il fut en 1997 chargé de mission pour le dossier UNESCO du site historique de Lyon.
Régis Neyret et son épouse Annie rassemblent une collection grâce à leurs relations avec les artistes et les galeries. "Quand on a la chance de fréquenter les artistes, il devient tout naturel d'accompagner ces moments d'amitié en acquérant des toiles qui deviennent des compagnons indispensables de la vie quotidienne. C'est ainsi que nous avons peu à peu évolué avec les peintres lyonnais, assistant à la promotion des uns et à l'éclosion de nouveaux talents."1
L'ouverture du musée Paul Dini est pour Annie et Régis Neyret l'occasion de donner une autre dimension à cette démarche en permettant de l'intégrer à une collection publique : "… de multiples peintres amis nous ont ainsi accompagnés depuis bientôt cinquante ans. Nous sommes ravis de continuer à vivre au milieu d'eux, au moment où une partie de nos toiles se retrouvent dans leur environnement naturel au musée Paul Dini. En rassemblant les artistes lyonnais d'hier et d'aujourd'hui, ce lieu tant attendu permet enfin la rencontre de l'héritage et de la création. Ce qui ne peut que nous combler, Annie et moi, toujours passionnément amoureux du patrimoine vivant."1 Au printemps 2002, Annie et Régis Neyret font don au musée d'une cinquantaine d'œuvres : peintures, dessins et estampes.

- Don d'œuvres d'Adilon, Anchieri, Ariel, Artias, Avril, Bachès, Batail, Bernard, Bourrat, Chantereau, Chapuy, Clavel, Contestin, Cottavoz, Couty, Dalbanne, Decoret Pillotte, Dereux, Evaristo, Garabetian, Gasquet, Giaume, Grandjean, Guedel, Jaboulay, Jacquemon, Janoir, Lachieze-Rey, Laroche, Maly, Montheillet, Mouvant, Moskovtchenko, Munch, Neveu, Noua, Ravel, Robillard, Rosenberg, Schoendorff, Scanreigh, Tisserand, Treppoz, Veimberg, Veyron la Croix.


Denise Fessetaud-Mermillon


Denise Mermillon devant l’œuvre de Jacques Martin, offerte au musée Paul Dini Fille du critique et défenseur de l'art moderne lyonnais Marius Mermillon (1890-1958), Denise Fessetaud-Mermillon est galeriste à Lyon depuis mars 1960. La Galerie Saint-Georges, créée en 1959 comme lieu associatif autour de personnalités telles qu'André Mure, Raphaëlle Vignon, Marguerite Ribeyrolle et Simone Pélosse, sera rachetée par Madame Vignon avant que Denise Fessetaud-Mermillon en devienne définitivement propriétaire à la fin de l'année 1988. Dans ce lieu dévolu à l'art et à la peinture en particulier, un seul mot d'ordre : les peintres lyonnais, uniquement.
Préoccupée à défendre, comme le faisait son père auparavant, les créateurs de sa cité, Denise Fessetaud-Mermillon a trouvé à travers le musée Paul Dini, le lieu tant attendu pour la reconnaissance et la postérité des peintres de notre région. Sa donation, faite en 2003, vient compléter les œuvres d'artistes présents au sein du musée. Son geste, lui, semble évident pour qui soutient et aime tant ces créateurs.

- Don d'œuvres d'Adrien Bas, Jacques Martin.


Jacqueline Gloria

Portrait de Suzanne Gloria, vers 1945En 1997, à Lyon, la galerie Olivier Houg présente les peintures des années 1940 aux années 1960 de Daniel Gloria (1908-1989) parmi lesquelles figurent l'autoportrait du peintre et le portrait de son épouse Suzanne.
Lorsque leur fille, Jacqueline, apprend que l'autoportrait, acquis par Monsieur Dini, fait partie de la donation au musée de Villefranche, elle, qui avait d'abord souhaité conserver le portrait de sa mère dans la famille, préfère en faire don au musée pour que les deux portraits de la même époque et du même style, soient réunis en un même lieu. Cette donation sera faite en 2003.

- Don d'une œuvre de Daniel Gloria.


Jean de Breyne

Œuvre Sans titre de Christian Lhopital datée de 1982Poète, critique d'art et photographe né en 1943, Jean de Breyne travaille à Lyon de 1967 à 1997 dans une société familiale de consultants en risques industriels. Parallèlement, il est critique d'art de 1979 à 1985 aux journaux L'Humanité Rhône-Alpes et La Voix du Lyonnais. En 1974, il crée la galerie Librairie L'Ollave qu'il transforme en direction collective dès 1978. Après la fermeture du lieu en 1998, il agit personnellement en tant que commissaire d'expositions indépendant et devient en 1993 co-fondateur, directeur de la publication et rédacteur en chef de la revue d'art contemporain Galerie l'Ollave, préoccupations.
Sensible à la création du musée Paul Dini, à son architecture, à sa politique d'expositions temporaires et à son projet d'extension, Jean de Breyne choisit de faire don en 2003 d'œuvres de sa collection en hommage au musée et suite aux donations de ses amis Neyret et Naef.

- Don d'œuvres d'Armand Avril, Geormillet, Christian Lhopital, Alain Pouillet et Daniel Tillier


Michel Guinle

- Don d'œuvres de Daniel Tillier.


Olivier Houg

Olivier et Patricia Houg Marchand de tableaux, c'est par ce biais qu'Olivier Houg rencontre Paul Dini. Il ouvre sa première galerie à Lyon, il y a 20 ans, à la sortie de l'école du Louvre où il fait ses études pour devenir conservateur. Après s'être formé à la muséologie tout en rédigeant un mémoire, le hasard l'a confronté au monde marchand, univers qu'il connaissait déjà par son père, marchand d'art à Saint-Etienne. Très vite, il a su apprécier la complexité de ce monde nécessitant réactivité et diplomatie. Dans le milieu des années 1990, il décide de promouvoir l'art contemporain et s'occupe aujourd'hui de deux galeries à Lyon grâce à l'aide précieuse de son épouse Patricia.
Dans la confidence du projet envisagé par Paul Dini dès sa gestation, Olivier Houg est enthousiasmé par l'idée. Dès lors, à la demande du futur donateur, il réfléchit au contenu de la collection alors constituée, et celle en devenir, afin de combler les manques et affiner certains choix. Au-delà du conseil professionnel et amical apporté à Paul Dini dans ce projet généreux, historique et didactique, Olivier Houg a souhaité participer à l'édification d'un ensemble représentatif des créateurs de la région Rhône-Alpes. Outre son don effectué en 2003, il souhaite contribuer dans l'avenir à l'enrichissement des collections du musée.

- Don d'une œuvre de Christos Kalfas


Jacques Truphémus

Jacques Truphémus lors de l'inauguration du musée Paul Dini le 9 juin 2001Peintre originaire de Grenoble où il est né en 1922 et lyonnais de cœur depuis ses études à l'école des Beaux-Arts en 1941, Jacques Truphémus est présent dans les collections du musée Paul Dini avec dix-neuf toiles.
C'est à son ami Henri Lachièze-Rey qu'il a souhaité rendre hommage en faisant don au musée d'une œuvre intitulée Consommateurs dans un café à l'occasion de l'exposition des peintures d'Henri Lachièze-Rey (1927-1974) qui s'est tenue au musée du 19 octobre 2003 au 18 janvier 2004.
Ce geste marque le soutien du peintre au musée Paul Dini et l'amitié profonde qui lia de nombreux artistes de l'après-guerre qui, à Lyon, renouvelèrent la peinture figurative : André Cottavoz, Jean Fusaro, Henri Lachièze-Rey, Jacques Truphémus …

- Don d'une œuvre de Henri Lachièze-Rey


Association des Amis d'Armand Avril

La Mort blanche, 1975Constituée afin de promouvoir l'artiste Armand Avril et soutenir l'exposition du musée qui lui a été consacrée du 6 octobre au 22 décembre 2002 et qui a été présentée par la suite à la Halle Saint-Pierre à Paris, l'association des amis du peintre a décidé de faire don en 2004 d'un assemblage de l'artiste. Cette composition, acquise pour être offerte au musée Paul Dini, témoigne du soutien et de la reconnaissance de nombreux amateurs et collectionneurs.

- Don d'une œuvre d'Armand Avril